Historique

logoCréation en 1994

La rue des Femmes est née modestement en 1994 de la grande motivation de sa directrice générale actuelle, Léonie Couture : une table, quelques chaises et la volonté de s’attarder au sort des femmes les plus démunies avec la conviction qu’elles peuvent guérir et reprendre la place qui leur revient dans la société.

Un premier Centre de jour en 1995

Grâce à des dons et à l’apport de travailleuses non rémunérées, un Centre de jour ouvre ses portes, et ce, uniquement les fins de semaine. Les femmes peuvent y prendre des repas sains dans un contexte sécuritaire. On y trouve des services d’accueil, d’écoute, de références, d’accompagnement et de suivi. On y tient aussi une friperie où les femmes sans abri peuvent se procurer des vêtements. Des casiers sont également aménagés afin qu’elles puissent y laisser leurs effets personnels.

De 1996 à 2000 : un accueil 7 jours sur 7 et des ateliers d'artphoto art

La rue des Femmes étend l’ouverture de son centre à 7 jours sur 7 et introduit des activités d’art et des services de soutien individuel. Les demandes se font croissantes, atteignant annuellement jusqu’à 200 participantes.

En 2000 : « Sous un même toi »

Comme les femmes en état d’itinérance sont exposées à de multiples dangers dans la rue et que leur démarche de guérison et de reconstruction de soi en est gravement compromise par la nécessité constante de trouver un refuge, le projet « Sous un même toi » voit le jour. Il vise à leur redonner une stabilité au quotidien, enjeu devenu criant. La recherche de coopérations s’impose pour la construction d’un nouvel édifice qui abritera entre autres, un centre de jour et un gîte de nuit.

En 2001: La fondation voit le jour

La demande croissante ajoute à l’urgence de relever le défi du financement. La nécessité de recueillir plus de fonds privés engendre, en 2001, la création de la Fondation La rue des Femmes.

En 2002 : Ouverture de la Maison Olga

photo maison OlgaLa Maison Olga ouvre ses portes en octobre 2002, au centre-ville de Montréal. Elle devient le principal lieu d’activité de La rue des Femmes. On y dispose d’un centre de jour lumineux avec salle à manger spacieuse, des locaux pour des activités, un salon-cuisine, un comptoir vestimentaire, une buanderie, des espaces d’entreposage ainsi que le bureau administratif.

À cela s’ajoute un gîte sécuritaire de nuit comptant 20 chambres individuelles, pour des durées de séjours variables, allant de deux mois à plus d’un an. Les services de base y sont offerts 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Le développement de nos services axés sur la guérison se poursuit également : suivi global, counselling et sociothérapie, art-thérapie, activités de relaxation et de socialisation, accompagnement dans la communauté – suivi posthébergement. En parallèle, la demande des femmes dans le besoin continue de croître. La rue des Femmes ajoute trois lits d’urgence à sa capacité d’hébergement et doit souvent se résoudre à dépasser sa capacité d’accueil.

Le nombre de participantes est passé à 350 et tous les services ont connu une croissance importante. La notoriété et la crédibilité de La rue des Femmes se sont aussi étendues, dépassant nos frontières. Davantage d’actions et d’événements de sensibilisation aux besoins d’inclusion des femmes sont menés auprès de la communauté et des médias.

photo jardinEn 2003 : Un jardin à soi

La cour intérieure fait peau neuve et se voit réaménager au complet. L’inauguration a lieu le 18 septembre 2003 et les femmes ont dorénavant accès à l’intimité d’« Un jardin à soi ».

En 2005: Un premier prix

Le Réseau des femmes d’affaires du Québec (RFAQ) décerne à Léonie Couture le Prix Femmes d’affaires du Québec , dans la catégorie « Cadre ou professionnelle employée par un organisme à but non lucratif ».

photo chambre

En 2006 : Ouverture du Centre Dahlia

Dans le souci de favoriser la réintégration sociale des femmes, la mise sur pied d’un second centre devient incontournable. Le Centre Dahlia voit ainsi le jour, en avril 2006. Édifice voisin de la Maison Olga, il comprend 13 appartements studios supervisés pour aider les femmes à faire la transition vers une vie autonome. Ses nouvelles installations viennent augmenter la capacité d’hébergement de La rue des Femmes.

En 2008 : Prix Jean-Pierre-Bélanger

L’Association pour la santé publique du Québec remet à La rue des Femmes le prix Jean-Pierre-Bélanger 2008. Constitué d’une bourse de 5 000 dollars et d’une œuvre d’art honorifique, ce prix d’excellence vise à reconnaître publiquement l'excellence et l'innovation en promotion de la santé à des initiatives particulièrement novatrices et mobilisatrices. Voir l'annonce sur le site de l'ASPQ.

En 2009 : 15e bougies et Prix Persillier-Lachapelle

C’est le 15e anniversaire de La rue des   Femmes et Léonie Couture, fondatrice et directrice générale, reçoit le prestigieux Prix Persillier-Lachapelle 2009. Lors d’une soirée tenue à cet effet, le ministre de la Santé et des Services sociaux, le docteur Yves Bolduc ainsi que la ministre déléguée aux Services sociaux, Madame Lise Thériault, lui ont remis ce prix assorti d’une bourse de 25 000 dollars. À travers cet hommage, le Ministère reconnaît la qualité du travail et l’ampleur du dévouement de cette dame qui œuvre pour le mieux-être des femmes en état d’itinérance. Voir l'annonce sur le site du MSSS.

 

En 2010: Le travail de La rue des Femmes reconnu comme jamais!

La rue des Femmes tient à remercier et partager ses prix de reconnaissance avec tous ceux et celles qui contribuent à son développement et qui la soutiennent de jour en jour si généreusement.

Prix Florence et Prix Idola St-Jean

Suzanne Bourret, coordonnatrice à l’intervention reçoit, dans la catégorie engagement communautaire, le Prix Florence 2010 de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) tandis que Léonie Couture se voit décerner le Prix Idola St-Jean de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). Voir les annonces sur les sites de l'OIIQ et de la FFQ.

Nomination de Personnalité de la semaine... et de l'année!

(Léonie Couture et Patrice L'Écuyer - Photo: François Roy - La Presse)

En juillet 2010, Léonie Couture est nommée personnalité de la semaine en  par La Presse et Radio-Canada (Voir l'article de La Presse). Le 16 janvier 2011, lors du gala Excellence à la télévision de Radio-Canada, elle était nommé Personnalité de l'année dans la catégorie «Courage, humanisme et accomplissement personnel». 

En 2011: les 10 ans de Coiffer pour changer le monde!

Pour célébrer les 10 ans de l'événement de coiffure, l'artiste Diane Trépanière, en collaboration avec La rue des Femmes et les Éditions du Remue-ménage, lançait le livre Coiffer pour changer le monde.